Tellement d'erreur qu'on pourrait éviter, si on savait juste un peu patienter .

Tellement d'erreur qu'on pourrait éviter, si on savait juste un peu patienter .
Une chaise renversée et mes jambes qui s'égarent, ton visage s'est inversé sous le plafond de ce bar. Une vie trop bien rangée apprivoise chaque soir, l'imminence redoutée d'une chute obligatoire. J'ai cette vie à l'endroit qui se dresse sans un pli, des rêveries à l'étroit qui se pressent dans l'oubli, je veux aimer à l'envers, remarcher dans les faux pas de mes amours de travers qui me suivent pas à pas ..

# Posté le mardi 14 juillet 2009 09:34

J'voulais... c'est difficile à dire... tu m'émeus, c'est pas un très joli mot et j'sais pas comment te le dire autrement. Tu me touches. Quand je suis avec toi je... je me sens, je me sens triste et heureux. Et puis aussi je me sens un peu honteux, comme si j'étais quelqu'un de pas bien et puis toi quelqu'un de trop bien. D'ailleurs des fois quand j'suis à côté de toi j'me dis... j'me dis qu'il faudrait que je prenne un bain. Voilà. Ah oui, et puis aussi, dès que tu t'en vas, tu me manques... et même quand t'es là mais que tu regardes ailleurs, tu me manques aussi.

J'voulais... c'est difficile à dire... tu m'émeus, c'est pas un très joli mot et j'sais pas comment te le dire autrement. Tu me touches. Quand je suis avec toi je... je me sens, je me sens triste et heureux. Et puis aussi je me sens un peu honteux, comme si j'étais quelqu'un de pas bien et puis toi quelqu'un de trop bien. D'ailleurs des fois quand j'suis à côté de toi j'me dis... j'me dis qu'il faudrait que je prenne un bain. Voilà. Ah oui, et puis aussi, dès que tu t'en vas, tu me manques... et même quand t'es là mais que tu regardes ailleurs, tu me manques aussi.
" Il m'a dit, un jour, entre deux rayons de soleil, ou peut être par une nuit fraîche, assis dans les graviers le nez levé vers le ciel. Il m'a dit, nous deux on forme un tout, nous deux main dans la main, dans la nuit, sous la pluie. Je l'ai pas cru quand il m'a dit, l'amour n'a pas d'âge, de maison, l'amour n'a ni de raison ni de saison. Est-ce que j'ai choisi de t'aimer ? Il m'a dit, t'es tombée du ciel, comme les flocons qui s'entremêlent dans mes cheveux, comme les larmes qui perlent au coin de mes yeux mais ne tombent plus, maintenant qu'il est là. Et moi, et je, tu, elle, je ne sais plus. Il m'a dit, qui sommes-nous, deux inconnus, tu ne sauras jamais vraiment qui je suis, et moi je t'aime pour ce que tu n'es pas. Il m'a dit, ne t'inquiète pas, un jour si nos chemins se séparent, un jour on se recroisera, quand on oublie, on se souviendra. Je l'ai pas cru quand il m'a dit, j'ai jamais cru tout ce qu'on me dit, je ne crois ni en Dieu ni en lui, ou peut-être bien que si, bien trop en tout ce qu'il dit. Il m'a dit, mais peu importe si tu m'aimes, je suis là dans tes bras, tes doigts entrecroisés avec les miens, il n'y aura plus de jour ni de nuit, je me fous de tout tant que t'es là, les cailloux peuvent bien ricocher tout autour de nous, rien ne m'atteint tant qu't'es là, tant qu't'es là. Il m'a dit, fais tes valises, aujourd'hui, demain n'est plus bien loin. Je l'ai pas cru, pourtant j'aurais dû, il m'a dit, je m'en vais, au creux de l'oreille, comme un murmure, une caresse, ou plutôt une cassure, sous mes pieds le monde, le vrai, s'est ouvert. Il m'a dit, mais j'ai pas compris, j'avais les yeux noyés, chaud, froid, j'ai ri, en pleurant, j'ai ouvert la fenêtre, vue sur la mer, la mort, l'océan d'un regard, d'un miroir, de glace, j'avais le feu au coeur, je me suis mordue les lèvres, jusqu'au sang, je croyais que c'était un rêve, cauchemard. Il m'a dit, je n'entendais plus rien, au revoir, il est parti, sur la pointe des pieds, sans se retourner, et moi, enfermée dans une petite valise, quelque part au creux de son coeur, je n'étais qu'un voyage, pour lui, après tout, un passage dans sa vie, il voulait voir d'autres paysages car il m'avait tout dit."
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# Posté le vendredi 03 juillet 2009 16:30

Modifié le samedi 12 décembre 2009 07:16

" L'amour s'en va, L'amour s'en fout ! ça se jout sans nous . "

" L'amour s'en va, L'amour s'en fout ! ça se jout sans nous . "
- Tu l`aimes ?
- Ben ouais , elle est belle .
- C`est tout ?
- Euh .. quoi d`autre ?
- Comment ça quoi d`autre ?

« Je te demandes si tu l` aimes . Je te parles d`amour . Et toi tu me dis qu`elle est belle ? Belle ? Moi quand je te parle de beauté . Je ne te parles pas de son joli petit cul moulé dans un jeans Levis . Ni de ses lèvres pulpeuses . Ni de ses grands yeux pétillants . Putain . Je ne parle pas de ça . Moi ce que je voulais que tu me dises c`est que tu l`aimes . Que tu aimes tout d`elle . Ses défauts . Les pires . Le gôut de ses larmes quand rien ne va plus . L`odeur de ses cheveux quand tu l`embrasses dans le cou . Ses tâches de rousseurs quand l` été pointe le bout de son nez . Et quand j` évoque le mot amour . S` il te plait . Ne l` associe pas au sexe . Parce-que tu vois . Savoir combien de fois tu te la tape tous les jours . Moi . Je m`en fout . Merde . Il y a des mots pour parler d` elle . Pas des mots en tocs . Pas des mots qui soient faux . Pas l` un de ces mots ringards que tu ais entendu dans un film . Pas comme ça . Parfois il n` y a pas de mots . Juste des regards . Des gestes . Encore des regards . Puis un sourire . Qui dure . Qui dure . Qui dure parce-que tu as ta main posée sur sa peau brulante . Parce-que dans sa poche furtivement tu as caché un petit griboulli avec inscrit " Je t`aime " quand sa tête était tournée . Parce-que les jours passent trop vite quand elle est là et que tu ne veux plus la quitter . Que tu ne peux plus lacher sa main . Et que tu lui dis que sans elle , chaque minute est inutile . Et en revanche . Parce-que tout ne va jamais bien . Que ses yeux brillent . Pleurent . Lors d`une dispute . Qu` elle te lance au visage des mots affreux . Des cris de haine . Alors pardonne la . Recommence à zéro . Et dis lui . Cris le . Je t` aime . L` amour c`est ça , ce n` est pas un jeu . C`est dangereux , tu vois . Moi , c`est de ça dont je te parle . »

# Posté le vendredi 22 mai 2009 08:46

C'est parfois dans un regard, dans un sourire, que sont cachées les choses qu'on a jamais sû dire ..

C'est parfois dans un regard, dans un sourire, que sont cachées les choses qu'on a jamais sû dire ..
" L'importance est dans le regard, non dans la chose regardée . "

# Posté le samedi 18 avril 2009 07:17

Et il faut que le soleil se planque enfin derrière la colline d'en face, pour rompre le charme, que tout se passe de l'ocre au gris bleuté, que j'enlève mes lunettes de soleil dont je n'ai plus besoin pour me rendre compte que je suis en train de pleurer . Il passe à cet instant, et me voit. Suspend sa marche une fraction de seconde, il a vu l'expression, les larmes, et à quelle vitesse j'ai remis mes lunettes noires, et la façon dont j'évite son regard. Il détourne le sien et passe.

Et il faut que le soleil se planque enfin derrière la colline d'en face, pour rompre le charme, que tout se passe de l'ocre au gris bleuté, que j'enlève mes lunettes de soleil dont je n'ai plus besoin pour me rendre compte que je suis en train de pleurer . Il passe à cet instant, et me voit. Suspend sa marche une fraction de seconde, il a vu l'expression, les larmes, et à quelle vitesse j'ai remis mes lunettes noires, et la façon dont j'évite son regard. Il détourne le sien et passe.
La question posée, est la suivante . Dans un monde où le regard blesse plus profondément que tout, pourquoi aller se suicider ?
On allait raconter son viol, exhiber ses seins lacérés par un chirurgient esthétique peu scrupuleux, vendre un produit. Les visages floutés étaient passés de mode. On avait voulu se faire refaire les seins pour ressembler un peu plus à une vulgaire petite créature de clip, on s'était fait violer parce qu'on ressemblait un peu trop à une vulgaire petite créature de clip. Etait-ce la télé qui faisait le con, ou le con qui faisait la télé ? On pouvait tester son couple à déjeuner, et son inculture à dîner. Des gamines de 8 ans voulaient être sexy [..]
Il y avait comme un problème, disons d'identité.
Les jeunes étaient paumés et tout était ringard. Travailler était ringard. Porter un pantalon à la taille était ringard, il fallait traîner les pieds et montrer son calebard. Aller à l'école était ringard. C'était chiant, en plus, et les profs étaient des sales cons. Quand ils le pouvaient, les jeunes allaient manifester contre l'Education nationale, ils ne savaient pas très bien pourquoi ils manifestaient, et pour obtenir quoi, mais ils manifestaient. Bien entendu, l'autorité parentale vivait de bien mauvais jours, c'était l'incarnation même du ringard. Et quand les 2 pauvres choses dépassées par les évènements tentaient de faire entendre à leur progéniture la Voix de la raison ( raison=ringard), via une admonestation bien sentie tournant autour des thèmes de l'avenir et de la complexité du marché du travail pour les jeunes non diplômés avec le futal sur les talons et l'esprit quelque peu amolli par les abus de marijuana, le jeune, dessous sa casquette, aboyait un : " MOUARFHGEUEUE", et allait s'enfermer dans sa chambre car la star academy commençait
.

# Posté le mardi 17 mars 2009 17:45

Modifié le samedi 04 avril 2009 07:25